N°02  Dossier
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Donner aux jeunes le goût de l’entreprise

Donner aux jeunes le goût de l’entreprise

Cette rupture dont les médias parlent tant entre la jeunesse et le monde de l’entreprise existe-t-elle vraiment ? Ou plutôt, si elle existe, est-elle aussi importante qu’on veut bien le dire ?

Certes le constat est édifiant, les métiers dits manuels n’ont toujours pas la côte. Il manque des plombiers, des électriciens, des maçons de la même manière qu’il manque des moulistes, des mécaniciens. Pourtant, le voile se lève peu à peu sur ces métiers mal aimés des jeunes, mais surtout de leurs parents pour lesquels une formation longue et générale est gage d’un avenir plus lucratif pour leurs enfants. Erreur… Un bon ajusteur ou un mécanicien mouliste dans le Haut-Jura se paye 3000€. Quel métier intellectuel peut rivaliser ?

Le problème est sans doute à prendre bien en amont. Dans les CFA, dans les lycées professionnels, dans les écoles de commerce, on bataille pour promouvoir le monde de l’entreprise, pour mieux faire découvrir la réalité et balayer les fantasmes.

Apprentissage, formation en alternance, stages en collèges et lycées, école de la deuxième chance, intérim… Les voies sont multiples et les jeunes qui y ont goûté ne le regrettent pas. Alors, comment aller encore plus loin ? Comment éviter qu’une partie de la jeunesse aille dans le mur en choisissant des études qui ne lui donneront pas de travail.

La panacée n’existe pas, seules se juxtaposent des formules, des démarches qui bouchent les trous et contribuent à ouvrir un peu la porte. C’est encore trop peu, mais quand la porte commence à s’ouvrir…

Valérie Gicquaire, Directrice adjointe de la mission locale Sud Jura

« Il fautValérie Gicquaire, Mission locale Sud Jura partager le monde virtuel des jeunes »

Interlocuteur majeur dans l’accompagnement des jeunes vers l’emploi, la mission locale pour l’emploi Sud Jura a accompagné 1919 jeunes en 2015.

Valérie Gicquaire, Directrice adjointe, relativise : « Nous travaillons sur Lons-le-Saunier, Saint-Claude, Champagnole et Morez, les statistiques sont stables depuis 2012. Parmi nos missions, nous devons amener les jeunes vers l’autonomie pour accéder au marché du travail, soit directement, soit après avoir suivi une formation. Le profil de l’usager de la mission locale, c’est un jeune sorti du système scolaire qui veut s’engager dans un processus d’insertion professionnelle, mais nous recevons aussi de plus en plus de jeunes diplômés qui reviennent vers des CAP ou des bacs professionnels ! »

Accueil, information, bilan, formation, suivi… L’accompagnement évolue sans cesse : « Les difficultés vont d’un besoin de permis de conduire à une couverture sociale, un logement ou une aide financière. Nous avons mis en place  un service employeurs pour faciliter l’insertion. Cette année, avec le CFAI, nous organisons des « petits déj » pour qu’ils se fassent une idée précise du monde de l’entreprise, des métiers qu’ils ne connaissent pas, mais leur rapport au temps est différent, leur monde virtuel immédiat… Il faut qu’on soit très attentifs et qu’on partage leur monde. »

Christophe Trossat, Directeur d’agences Manpower dans le Jura

Christophe Trossat, Directeur d'agences Manpower

« D’une culture de travail à une culture de loisirs… »

« Aujourd’hui, l’intérim est devenu un moyen privilégié pour que les jeunes accèdent à l’emploi et pour les entreprises locales, c’est une manière efficace de pourvoir leurs postes qualifiés et peu qualifiés.

Nous touchons essentiellement une population entre 18 et 35 ans, majoritairement les 18/25 ans. L’intérim leur permet de se confronter au monde de l’entreprise, aux consignes, aux différents postes de travail, à la sécurité, à la vie avec des collègues. C’est aussi une manière d’acquérir des expériences multiples et au-delà, c’est un véritable tremplin à l’embauche. Chaque mois, nous avons des intérimaires embauchés en CDI par les entreprises où ils sont en missions.

On entend parler de crise économique, mais je crois surtout qu’on est aujourd’hui à un niveau d’activité normal, conforme avec ce que la France représente en 2016… Dans le Jura, l’activité est assez soutenue depuis le début de l’année, portée par le secteur industriel notamment. Au-delà de l’activité, les entreprises ont des carnets de commandes qui ne permettent pas de se projeter à moyen terme, d’où le besoin de flexibilité élevé.

L’intérim est connu des jeunes. Il est devenu incontournable pour une population peu qualifiée, parce qu’il permet de trouver un emploi rapidement et permet également de changer régulièrement d’entreprise. Il faut comprendre que leur approche de l’entreprise a changé : la notion de travail, l’attachement ne sont plus les mêmes. On est davantage sur une culture de loisirs que de travail. Le nombre de jeunes qui travaillent en pointillé augmente, ce qui entraine d’une part, des contraintes supplémentaires pour nous lorsque nos clients ont des besoins de recrutement dans la durée, et suscite d’autre part cette grande question : fera-t-on évoluer notre jeunesse vers l’entreprise ou l’entreprise devra-t-elle s’adapter à cette jeunesse ?

La question est posée et nécessitera certainement que chacun fasse une partie du chemin… »

Valérie Boubet, Directrice adjointe du CFA de Gevingey

Valérie Boubet, Directrice adjointe CFA de Gevingey
« Pas facile d’être apprenti à 15 ans »

« On ne peut pas dire que les jeunes sont moins motivés pour travailler, mais ils doivent trouver le créneau qui leur convient et c’est au maître d’apprentissage de trouver les mots justes.

Beaucoup ont souffert d’un manque de reconnaissance avant d’arriver au CFA et l’image de l’apprentissage dans les familles et chez les jeunes n’est pas bonne, même si les choses s’améliorent avec le temps. Nous travaillons beaucoup à communiquer, à expliquer que les CFA ne sont plus des voies de garage. Nous échangeons avec les collèges, organisons des mini-stages en entreprises et aidons les entreprises dans leurs recrutements. C’est un ensemble !

Les jeunes doivent comprendre que l’entreprise ne se réduit pas à un lieu de travail pénible et inintéressant, mais qu’elle est aussi un lieu de formation. Les chefs d’entreprises quant à eux doivent accepter d’investir du temps et ne pas rester sur cette image négative de jeunes qui ne veulent pas travailler.

Dans une entreprise, l’apprenti est là pour apprendre, c’est vrai, mais il a toute sa place, il aide et fait des heures quand il faut donner un coup de collier… Ceux qui choisissent une entreprise par défaut courent à la catastrophe ! Par contre, ceux qui trouvent la bonne entreprise s’épanouissent.

Nous maintenons nos effectifs avec 790 apprentis et des formations en CAP, BP et Bac pro, c’est donc que le travail engagé porte ses fruits, mais les idées reçues ont la vie dure. De toute façon, ce n’est pas facile d’être apprenti à quinze ans ! »

Gilles Lonchampt, Proviseur et Richard Geillon, Directeur délégué aux formations techniques du lycée Duhamel à Dole

Gilles Lonchampt et Richard Geillon, Lycée Duhamel à Dole

« Nous sommes au début de quelque chose ! »

Dans ce lycée général, technique et professionnel de 1200 élèves, le rapprochement avec le monde de l’entreprise prend des formes très différentes : « Nous avons mis en place une cellule école-entreprise avec une particularité car notre lycée est polyvalent. Nous connaissons bien les entreprises, nos élèves de Bac pro les sollicitent beaucoup. En seconde, ils passent six semaines en entreprises, en première et en terminale huit semaines avec un tuteur référent et une évaluation obligatoire.

Pour les filières post-Bac, nos BTS font des formations en alternance avec de grands groupes comme Véolia et pour les formations continues, où les publics sont très différents, nous formons au métier d’agent de réseau avec le groupe Suez qui finance leur plateau technique et met à disposition un formateur. Nous essayons de répondre aux besoins. »

« L’apprentissage a de plus en plus de succès, mais les entreprises recherchent des niveaux 3 (BTS). Nous leur proposions des premières et des terminales, mais ça ne marchait pas, gérer des mineurs est difficile… Le problème vient du fait que l’enseignement professionnel conserve une image dégradée et que le milieu de l’entreprise est méconnu…

Les parents n’imaginent pas que ça peut être un ascenseur social, les milieux moyens veulent encore que leurs enfants passent un Bac général. Il est vrai que pour des élèves qui arrivent en seconde avec un cursus difficile, il est nécessaire de prendre du temps pour leur redonner envie et confiance. Il faut des passerelles entre la voie générale et l’apprentissage, mais les choses bougent, nous sommes au début de quelque chose. Au GRETA de Moirans-en-Montagne, 13 stagiaires bardés de diplômes ont choisi de revenir préparer pendant huit mois un CAP d’ébéniste d’art… Et ce ne sont plus des exceptions ! »

Clara Palud, 15 ans et trois mini-stages découverte à son actif

Clara Palud

« Les stages, c’est dur, mais très formateur… » 

S’ils font partie intégrante du cursus scolaire en classe de troisième, c’est parce que les stages en entreprises apprennent mieux que toute théorie la vie dans une entreprise, ses règles, ses contraintes, mais aussi ses plaisirs.

A 15 ans, Clara Palud, doloise, passe actuellement son Brevet et comme tous ses copains de classe, elle a fait en mai un stage d’une semaine. C’était dans une librairie : « J’aime bien lire, c’était très intéressant, on rencontre du monde. C’est un milieu plaisant. »

Mais Clara n’en est pas à son coup d’essai. L’an dernier, sa maman la met au régime sec et lui trouve trois stages d’une semaine durant ses vacances d’été, histoire de mieux comprendre le monde du travail. Clara apprécie modérément : « Je n’avais rien demandé et c’est plutôt dur de se lever tous les jours pour aller au travail pendant trois semaines alors que les autres sont en vacances ! »

Une première semaine à Intermarché, plutôt difficile : « Il fallait se lever tôt, suivre le rythme et prendre le train en marche… » Ensuite, une semaine dans une médiathèque : « Là, c’était plutôt cool, un milieu sympathique. » Et pour finir une semaine chez un vétérinaire : « J’ai appris beaucoup de choses, ce métier est intéressant. »

Finalement, même si elle a dû faire de sérieux efforts, obéir, écouter et travailler… sans rémunération bien sûr, Clara trouve l’expérience plutôt enrichissante. Elle va suivre une seconde générale à la rentrée, elle ne sait toujours pas ce qu’elle veut faire, mais elle sait très bien ce qu’elle ne fera pas… Et si l’objectif des stages, c’était tout simplement ça ?

Concours Les Négociales : une porte ouverte sur l’embauche

Lancé il y a 27 ans par des enseignants et des étudiants, le concours des « Négociales » est ouvert aux jeunes en formation commerciale qui doivent, à travers des jeux de rôle, faire face à des problématiques proches de la réalité que leur soumettent des chefs d’entreprises et des commerciaux.

Finale nationale des Négociales 20162016

Une première sélection se fait sur des séquences de 10 minutes pendant laquelle les étudiants sont évalués sur leur capacité à tenir une négociation, mais aussi sur d’autres critères comme le maintien, la parole, l’état d’esprit… Depuis leur entrée dans la salle jusqu’à leur sortie.

En 2016, 5000 jeunes se sont inscrits pour les pré-qualifications. Sur 71 candidats en Franche-Comté, 9 ont été sélectionnés pour les finales, dont 6 issus de l’Ecole de Management Commercial (EMC) qui concourt depuis quatre ans avec le lycée Duhamel de Dole.

L’épreuve nationale a eu lieu à la fin du mois de mars ; sur 550 candidats, l’EMC s’est classée dans les 100 premiers, une bonne occasion pour les étudiants jurassiens de se faire remarquer par des Responsables de grandes entreprises partenaires qui utilisent ce tremplin pour recruter leurs collaborateurs…

Manon Tulli, en apprentissage, magasin Nicolas à Lons-le-Saunier

Manon Tully, élève de l'Ecole de Management Commercial« L’intérêt d’être tout de suite dans le bain… »

Native de Metz, Manon choisit d’aller faire sa seconde au lycée viticole de Beaune. Son idée, apprendre un métier lié au vin… Elle passe son BP, puis son Bac pro et c’est là que l’aventure jurassienne commence : « Je voulais faire un BTS et comme mon ami vient du Jura, j’ai choisi l’École de Management Commercial (EMC) à Lons-le-Saunier… Grâce à sa mère qui connait bien le milieu viticole, j’ai réussi à trouver un contrat d’apprentissage dans le magasin Nicolas. Le contact a été bon dès le début. »

Pré-inventaires, références, mise en rayons, réassort, mais aussi salons, dégustations, déplacements… A raison de trois jours sur le terrain et deux jours en cours, Manon apprend et découvre en fait le métier : « Pendant deux ans, j’ai pris des notes avec M. Jaillet, mon tuteur, j’ai découvert d’autres régions viticoles. Je connaissais déjà un peu ce milieu car j’ai travaillé pendant un an dans une cave à Beaune quand j’étais en stage pour mon Bac. Ce qui est intéressant, c’est de s’immerger dans un milieu professionnel, on est tout de suite dans le bain. Et puis, ma formation commerciale m’a fait découvrir un domaine que je ne connaissais pas et qui est très utile. Pour moi, c’est une excellente expérience. »

L’avenir ? Manon attend les résultats de son année, ensuite direction le Luxembourg où sa sœur travaille déjà depuis trois ans : « Ça me permettra d’acquérir une nouvelle expérience dans un autre pays. Ensuite, j’aimerais ouvrir ma boutique à moi, pourquoi pas une cave à vins… »

Bernard Jaillet, magasin Nicolas à Lons-le-Saunier

Bernard Jaillet

« Entre le tuteur et son stagiaire, c’est une relation d’échange »

Depuis près de 25 ans, Bernard Jaillet officie à l’enseigne Nicolas et très rapidement, il a opté pour l’accueil de jeunes étudiants en apprentissage : « C’est une bonne formule parce qu’elle permet au jeune d’apprendre les bases d’un métier et au professionnel de compter sur une personne supplémentaire. C’est avant tout un échange. »

Pourtant, accepter d’être tuteur d’un jeune pendant deux ans suppose un état d’esprit, mais aussi une organisation très serrée : « Il faut prendre du temps pour la formation, les jeunes arrivent en septembre, en pleine Foire des vins, ensuite il y a les coffrets cadeaux à préparer, les paniers gourmands… Dégager du temps n’est pas toujours simple. A certains moments, le stagiaire va beaucoup travailler et à d’autres périodes, il va apprendre. C’est l’activité qui décide…

Dans le métier de caviste, il existe plus de 1000 références à retenir et il ne peut progresser que s’il fait en parallèle un travail personnel de recherche sur son temps de loisirs. Tous les jeunes ne le comprennent pas. L’autre contrainte, c’est l’accueil du client, le sourire… Là aussi, c’est parfois difficile. Pour une entreprise, en période de grosse activité comme en novembre ou décembre qui représente le tiers du chiffre d’affaires, avoir un stagiaire permet de travailler plus sereinement et le salaire est moins élevé que celui d’une personne embauchée. Le souci, c’est que quand il devient vraiment opérationnel, il doit partir… »

Marie-Christine Janvier, Responsable RH chez JB Tecnics à Molinges

Formation mécanicien-mouliste dans le Haut-Jura« La formation mouliste répond à un besoin immédiat »

Après la suppression du BTS de mécanicien-mouliste à Saint-Claude par l’Éducation Nationale, il a fallu trouver une solution locale pour former des mécaniciens. Pôle emploi, avec l’appui  des entreprises du bassin, a donc mis en place une formation qualifiante de mouliste sur 6 mois en alternance. Pôle Emploi sélectionne une cinquantaine de demandeurs d’emploi, les entreprises viennent présenter le métier de mécanicien-mouliste et les personnes intéressées passent des tests d’aptitude sur une demi-journée.

Une analyse des postes et un étalonnage des habiletés avec les salariés de plusieurs entreprises ont été faits pour préparer ces exercices qui reproduisent par analogie le poste de travail à pourvoir. Ces tests, préparés par Pôle emploi et validés par les entreprises, servent de référentiel au recrutement.

Marie-Christine Janvier, Directrice des Ressources humaines de l’entreprise de Plasturgie JB Tecnics à Molinges, insiste sur ces Méthodes de Recrutement par Simulation (MRS) : « Cette méthode permet d’aborder autrement le recrutement en ne tenant pas compte de l’expérience et du niveau de diplôme. Il s’agit de détecter des aptitudes correspondantes à un poste de mécanicien et tout le monde peut y participer parce que les personnes ont toutes des habiletés différentes et n’en n’ont souvent pas conscience. Les candidats, qui ont un résultat au-dessus de la moyenne, sont sélectionnés et passent ensuite des entretiens avec les représentants des différentes entreprises. Les affectations se font selon les affinités. Cette année, onze personnes sont formées, notamment une employée de notre entreprise qui a souhaité se reconvertir… »

La formation d’agent d’entretien mouliste est un premier stade. Elle a débuté le 15 mars en liaison avec l’AFPA à Lons-le-Saunier et elle s’achèvera en septembre. Ensuite, les stagiaires seront en contrat de professionnalisation pendant un an avant d’être embauchés : « Un second cycle de spécialisation doit être mis en place. C’est une réponse rapide à la pénurie de main d’œuvre. Mais pour les entreprises, c’est un investissement car il faut plus de cinq ans pour former un mouliste ! »

John Huet, initiateur de l’école de la seconde chance

« Remettre en selle chaque année 60 jeunes sans aucun diplôme »

En France, 150 000 jeuJohn Huet, initiateur de l'Ecole de la Deuxième Chancenes sortent chaque année du système scolaire sans aucun diplôme. Dans le Jura, les statistiques en dénombrent entre 1600 et 2000. Ces jeunes, personne ne les touche, ils constituent une nébuleuse de l’échec et de l’exclusion.

Inaugurée en novembre 2015, l’École de la Deuxième Chance du Jura (E2C), implantée à Gevingey, va à leur rencontre et leur propose un cursus de suivi et de formation pour les remettre en selle.

John Huet, Adjoint au Maire de Lons-le-Saunier, a été l’initiateur de ce projet : « C’est un dispositif européen créé en 1997 par Edith Cresson. Il y a aujourd’hui 107 écoles en France. Dans le Jura, nous estimons pouvoir toucher à peu près 20% des jeunes sortis du système. Mais nous sommes plus modestes, nous visons le chiffre de 60 par an. Pour ces jeunes, il n’existe aucune alternative, nous devons créer un dispositif individualisé – même si la formation se fait par groupes de 10 ou 12 – où le jeune entre 18 et 25 ans retrouve confiance et envie.

Nos référents dispensent des notions de savoir de base en français et en math et les jeunes font des immersions dans plusieurs entreprises pour découvrir ce monde du travail sur lequel ils ont souvent des préjugés et aussi pour faire naître des vocations. Le parcours dure de 6 à 24 mois et l’objectif est d’arriver à l’emploi, mais il faut souvent traiter d’autres problèmes : le logement, la santé…

E2C travaille avec beaucoup de partenaires, c’est un peu un catalyseur. En fait, l’objectif est de faire découvrir différents métiers aux jeunes et de proposer aux entreprises de la main d’œuvre dans des secteurs en tension où ils ne trouvent pas de personnel. »